 |  |  | Introduction au risque électrique
Tout salarié est amené à travailler avec du matériel électrique. Ce qui implique que toute entreprise peut être confrontée à un accident d'origine électrique. Dans les faits, on observe peu d'accidents du travail d'origine électrique, étant donné la réglementation et les normes en vigueur ; mais ceux qui ont lieu sont en général lourds de conséquences. Connaître et appliquer les principes de base de la sécurité électrique permettra à chaque salarié de limiter les risques dans son entreprise. |
Principes
généraux à connaître
L'électricité est un phénomène directement lié à la structure de la matière.
Il faut se souvenir que les atomes sont formés d'un noyau (positif) autour
duquel tournent un ou plusieurs électrons (négatifs). Les atomes sont électriquement
neutres, c'est-à-dire qu'ils contiennent autant de charges positives que
de charges négatives.
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Formation
de l'électricité statique et de l'électricité dynamique
En frottant l'un contre l'autre deux matériaux isolants, on contraint
une partie des électrons de l'un à quitter leurs atomes et à s'accumuler
à la surface de l'autre. Les atomes ayant cédé des électrons sont
chargés positivement, et ceux qui en ont accepté sont chargés négativement.
Ces charges demeureront momentanément sur la surface des corps (durant
quelques secondes à plusieurs mois selon les matériaux et les conditions
environnementales). Ces charges électriques constituent ce que l'on
appelle de l'électricité statique. La quantité d'électricité formée
est en général très faible. Plus un corps est conducteur, moins il
est propice à une telle accumulation de charges. Pour en
savoir plus sur l'électricité statique, consultez la
brochure INRS suivante :
"Electricité statique". ED
874, 2004, 110 p. (format pdf)
L'électricité dynamique est constituée par un flux d'électrons
libres circulant dans une seule direction. Pour créer un
tel flux, il faut utiliser un matériau conducteur relié à ses extrémités
à un générateur (pile, dynamo, accumulateur, alternateur).
Éléments
constitutifs d'un circuit électrique
De manière générale, un circuit électrique est constitué de :
|
un générateur de courant continu (un seul sens) ou alternatif
(2 sens),
des fils conducteurs reliés aux bornes du générateur,
un ou plusieurs récepteurs. |
L'électricité ne peut circuler que si ce circuit est fermé. D'où l'intérêt
de mettre en place des dispositifs permettant de l’interrompre (interrupteurs ou disjoncteurs).
Qu'est
ce qu'un arc électrique ?
Un arc électrique est susceptible d'apparaître lorsque l'on ouvre
ou que l'on ferme un circuit. En effet, sous l'influence de la tension
électrique créée entre les extrémités des conducteurs que l'on sépare ou
que l'on approche, les électrons libres sortent du métal et heurtent
violemment les molécules d'air de l'espace interstitiel. Cela a pour
conséquence d'arracher des électrons aux atomes de l'air et de le
rendre subitement conducteur. Ce phénomène s'accompagne d'une projection
de particules métalliques en fusion (plus de 3 000°C). C'est l'arc
électrique.
D'une manière générale, les arcs électriques peuvent jaillir
entre deux conducteurs ou deux récepteurs voisins portés à des potentiels
différents lorsque la couche qui les sépare n'est pas assez
épaisse ou que sa qualité d'isolation a été diminuée. La liaison qui
en découle est d'abord invisible (courant de fuite) puis visible (arc
électrique). Les éclairs qu'on observe pendant les orages sont des
arcs électriques entre deux nuages ou entre un nuage et la Terre.
Qu'est
ce qu'un court-circuit ?
Un court-circuit résulte d'une liaison accidentelle entre
deux pièces conductrices présentant entre elles une différence de
potentiel. Le courant de court-circuit qui en résulte est
dangereux : il peut atteindre, selon l'emplacement où il se produit,
une intensité très élevée (50 kA et plus).
A l'origine des courts-circuits on peut citer :
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la détérioration des isolants par vieillissement ou usure mécanique,
la rupture d'un conducteur,
la chute ou l'introduction d'un outil conducteur dans un circuit
présentant des parties nues sous tension. |
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Accidents
d'origine électrique
| |
Electrisations et électrocutions
Lors d'un accident d'origine électrique, il arrive qu'une personne
soit électrisée, c'est-à-dire que le courant électrique lui traverse
le corps. En milieu de travail, de tels accidents du travail sont
rares mais souvent graves : chaque année une dizaine de travailleurs
meurent électrocutés (voir dossier statistiques).
Le temps d'intervention des premiers secours est déterminant dans
l'évolution de l'état de santé des accidentés. C'est pourquoi il est
indispensable que les personnes travaillant à proximité d'installations
électriques sous tension aient des notions de secourisme.
| |
Conditions de survenue d'une électrisation
|
Principales causes des accidents électriques : |
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- mauvais état des isolants : dégât mécanique,
désagrégation ou usure ;
- modifications sans contrôle : modification ou extension
d'une installation électrique par une personne non compétente
;
- recherche du prix le plus bas sans souci de conformité
: le choix d'un prix compétitif se fait parfois au détriment
de la qualité ;
- non-respect des distances de garde par rapport aux ouvrages
électriques ;
- inadaptation aux usages : il faut surtout éviter d'utiliser
une installation pour une destination non prévue à l'origine. |
L'électrisation peut se produire par contact direct (avec
une partie active) ou indirect (avec une masse mise accidentellement
sous tension). Le courant ne passe que si le circuit est
fermé c'est-à-dire s'il y a : |
| |
- Soit deux points de contact avec des pièces sous tension,
- Soit un point de contact avec une pièce sous tension
et un autre avec la terre. |
Dommages
corporels dus à l'électricité
La gravité d'une électrisation dépend de plusieurs facteurs parmi lesquels on peut citer
:
| |
L'intensité du courant (danger à partir de 5 mA),
La durée du passage du courant,
La surface de la zone de contact,
La trajectoire du courant,
L'état de la peau (sèche, humide, mouillée),
La nature du sol. |
Le courant suit le chemin le plus court entre le point d'entrée
et le point de sortie et peut donc endommager tous les organes
qui se trouvent sur son passage.
Principaux effets du courant électrique sur l'homme
:
|
Stimulation/inhibition des phénomènes électriques cellulaires
: contractions musculaires, tétanisation, fibrillation
ventriculaire qui peuvent entraîner un arrêt circulatoire
et/ou respiratoire |
Brûlures électriques de la peau et des yeux (en cas d'arc
électrique) mais aussi des organes internes (nécrose des
muscles, thrombose des petits vaisseaux...) |
Effets du courant électrique sur l’homme |
Intensités (mA) |
Effets |
0,5
5
10
25
40 (pendant 5 s)
50 (pendant 1 s)
2 000 |
Perception cutanée
Secousse électrique
Contracture entraînant une incapacité à lâcher prise
Tétanisation des muscles respiratoire (asphyxie au-delà de 3 min)
Fibrillation ventriculaire
Fibrillation ventriculaire
Inhibition des centres nerveux |
Secourir
une personne électrisée
Les premières minutes qui suivent l'accident sont très
importantes pour les chances de survie, c'est pourquoi
il importe d'agir vite. Dans tous les cas, il
faut commencer par couper le courant sans toucher
le corps de la victime (par un interrupteur, un disjoncteur,
en débranchant la prise...). La rapidité
d'intervention des secours est déterminante. |
|

|
Si une telle coupure ne peut être réalisée rapidement, il faut
libérer l'accidenté du contact avec les parties sous tension
en prenant garde à ce que personne d'autre ne puisse s'électriser.
Ensuite, il faut appeler les secours : un sauveteur
secouriste du travail puis le SAMU et/ou les pompiers. Il ne
faut pas perdre de vue la victime tant que les secours ne sont
pas arrivés. L'arrêt de la respiration devrait entraîner au
plus vite un bouche-à-bouche, voire un massage
cardiaque. |
Les
incendies d'origine électrique
Un incendie sur cinq serait d'origine électrique.
Pour que survienne un incendie d'origine électrique, il faut qu'il
y ait simultanément :
|
une source de chaleur ou une étincelle,
un comburant (l'oxygène de l'air),
un combustible. |
Les principales causes d'incendies d'origine électrique sont :
|
L'échauffement des câbles dû à une surcharge ;
Le court-circuit entraînant un arc électrique ;
Un défaut d'isolement conduisant à une circulation anormale
du courant entre récepteurs et masse ou entre récepteur et terre
;
Des contacts défectueux (de type connexion mal serrée ou oxydée) entraînant une résistance anormale et un échauffement ;
La foudre ;
Une décharge électrostatique |
Certains facteurs peuvent aggraver les échauffements :
|
Une ventilation insuffisante,
L'accumulation de poussière ou de dépôts de graisse,
Le stockage de matériaux inflammables à proximité d'installations
électriques,
L'empilage des câbles empêchant l'évacuation de la chaleur,
Le maintien en fonctionnements d'appareils ayant subi des courts-circuits. |
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Prévention des accidents
d'origine électrique
|
Mesures
de sécurité pour les installations électriques :
|
Protection contre les
contacts directs
Il existe plusieurs moyens de prévenir les
contacts directs de l'homme avec des parties actives
(pièces normalement sous tension) des installations
électriques :
|
par isolation des parties actives
: celles-ci doivent être totalement recouvertes
d'un isolant qui ne peut être enlevé que par destruction
;
par des enveloppes (boîtiers, armoires...)
ne pouvant être ouvertes qu'à l'aide d'une clé ou
d'un outil ;
par éloignement : la distance éloignement
dépendant de l’environnement (chantier, locaux réservés à la production…) et de la valeur de tension ;
par la mise en place d'obstacles
: ces obstacles doivent avoir un degré de protection (voir plus loin) minimal de :
|
- IP2x ou IPxxB en basse tension
- IP3x ou IPxxC en haute tension |
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Protection contre les contacts indirects
Il existe plusieurs moyens de prévenir les contacts
dits "indirects" c'est à dire
ceux qui impliquent des masses métalliques mises accidentellement
sous tension :
|
par mise en terre des masses avec coupure
automatique de l'alimentation
: les schémas de liaison à la terre sont aussi appelés
"régimes du neutre". Ils sont notamment définis
par la norme NF C 15-100.
par l'emploi d'une très basse tension
de sécurité (TBTS) ou de protection
(TBTP)
Valeurs maximales de la tension en TBTS (courant
alternatif, à l'intérieur des locaux) : |
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| Milieu sec |
U < 50 V |
| Milieu humide |
U < 25 V |
| Milieu mouillé |
U < 12 V |
|
par une double isolation ou une
isolation renforcée. |
Protection contre les surintensités
L'existence au sein du circuit d'un disjoncteur, d'un relais ou d'un fusible permet de réduire le danger en ouvrant le circuit lorsque le courant dépasse une valeur donnée pendant un temps déterminé (en cas de court-circuit ou de surcharge). |
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Mesures
de sécurité pour le matériel électrique
|
Classes de matériels électriques
Le matériel électrique doit être compatible avec la tension
d'alimentation. La norme NF EN 61140 (C 20-030) répartit les matériels électrotechniques
en quatre classes en fonction de leur conception du point de
vue sécurité :
|
l'isolation entre les parties actives (normalement sous
tension) et les parties accessibles (masses métalliques),
la possibilité ou non de relier les parties métalliques
accessibles à la terre.
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Les classes des matériels électriques |
Classes |
Caractéristiques |
Emploi |
Symbole |
0 |
isolation principale
pas de possibilité de relier les masses entre elles ou
à la terre |
Utilisation interdite sur les lieux
de travail. |
Pas de symbole |
I |
isolation principale
masses reliées entre elles et à la terre |
Utilisation possible sur les lieux
de travail pour les machines fixes |

|
II |
isolation renforcée (oudouble isolation)
masses non reliées à la terre |
Utilisation possible sur les lieux
de travail pour les machines non fixes |

|
III |
alimentation en très basse tension de sécurité (TBTS)
ou de protection
masses non reliées à la terre
alimentation sécurisée (transformateur de sécurité) |
Obligatoire sur les appareils portatifs,
non fixes en milieu confiné humide ou mouillé |
Indication de la tension nominale (maximale) |
Degrés de protection du matériel électrique
Les degrés de protection procurés par les enveloppes de
matériels électriques de tension assignée inférieure ou égale
à 72,5 kV sont définis par la norme française NF EN 60529.
Pour symboliser le degré de protection procuré par une enveloppe, il est
fait usage des lettres "IP" (International Protection) suivies
de 2 chiffres et de une ou plusieurs lettres. Plus un chiffre
du code IP est grand, meilleure est la protection.
Degrés de protection des matériels électriques |
| |
1er
chiffre |
2ème
chiffre |
Lettre
additionnelle |
Lettre(s)
supplémentaire(s) |
IP |
Compris entre 0 et 6 |
Compris entre 0 et 8 |
A, B, C ou D |
H, M, S ou W |
| Protection contre les corps solides |
Protection contre l'eau |
Accès aux parties dangereuses |
Informations supplémentaires spécifiques |
Exemple :
IP 34 C |
IP |
3 |
4 |
C |
Appareil
protégé contre : |
La pénétration de corps solides d'un
diamètre supérieur ou égal à 2,5 mm |
La pénétration des projections d'eau |
Les contacts directs avec un outil
d'un diamètre de 2,5 mm et de 100 mm de long |
Mesures de sécurité lors de l'utilisation du matériel électrique
| Le matériel électrique doit toujours être
utilisé avec soin, en veillant à ne pas le détériorer
par des chocs, une immersion, un échauffement excessif...
L'utilisateur de ce matériel est tenu d'en surveiller
l'état apparent et de signaler toute détérioration à un
électricien. |
|

affiche "aujourd'hui... demain" (A401)
|
|
Équipements
de protection individuelle
Lors d'interventions réalisées à proximité de lignes basse
tension, le port de protections individuelles est obligatoire.
Pour la haute tension, aucun équipement individuel n'est suffisant,
c'est pourquoi les intervenant doivent obligatoirement se tenir
éloignés des pièces sous tension.
Les équipements de protection individuelle (EPI) sont personnels.
Il ne peuvent être attribués à un nouveau titulaire qu'après
avoir été nettoyés, désinfectés et vérifiés.
Les EPI doivent être conformes aux exigences essentielles de
sécurité et santé de la directive
européenne 89/686/CEE dite "directive EPI") et faire
l'objet du marquage de conformité CE. |
|
EPI pour les interventions sous tension
|
Aucun objet conducteur (bijou, montre...) ne doit
être porté simultanément.
NB : la directive EPI a
été transposée dans le droit français (loi n° 91-1414 du 31 décembre 1991 et ses décrets
d'application), mais les fabricants d'EPI préfèrent en général
se référer au texte communautaire. |
Le degré de protection d'un EPI et le domaine de tension pour lequel
il est conçu est souvent signalé par une classe. Chaque type d'EPI
peut avoir des classes différentes : par exemple il existe 6 classes
de gants isolants. Les outils aussi doivent être isolés
et isolants. Les outils à main isolés ou isolants utilisés en basse tension doivent
être conformes à la norme NF EN 60 900.
Mesures
de sécurité lors des interventions en basse tension
Avant toute intervention, l'électricien doit se procurer les documents
relatifs à l'ouvrage concerné.
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Signaler un local ou une intervention
Les locaux dont l'accès est réservé aux électriciens doivent
comporter un triangle d'avertissement du danger électrique conformément à la réglementation (voir dossier pictogrammes). Lors de l'ouverture d'une armoire
électrique présentant des pièces actives nues sous tension accessibles,
il faut installer un balisage de sécurité à au moins un mètre
de l'ouverture. Ce balisage ne doit pas pouvoir être franchi
par inadvertance.
Les seules commandes autorisées pour le personnel de production
non habilité sont celles qui sont prévues à l'extérieur des
tableaux et armoires électriques. |
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Triangle d'avertissement du danger électrique
|
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Consignation d'une installation électrique |
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Les travaux effectués hors tension sont les seuls
présentant une sécurité totale vis-à-vis du risque électrique,
à condition que l'on soit sûr que toute tension est effectivement
supprimée et qu'elle le reste. Pour cela, il faut appliquer
la procédure de consignation.
Consigner une installation électrique c'est :
Toute consignation doit être signalée par une pancarte
bien visible. |
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Travaux
au voisinage de pièces nues sous tension
Dans le domaine basse tension, lorsque la distance de travail avec des pièces nues sous tension
est inférieure à 30 cm, les travaux sont dits "au voisinage".
Dans ce cas, des mesures de protection particulières doivent
être prises pour éviter les conséquences d'un contact accidentel
avec une pièce sous tension. Plusieurs méthodes peuvent être
mises en oeuvre :
|
interposer des obstacles efficaces entre l'opérateur et
les pièces nues sous tension,
isoler les pièces nues sous tension,
considérer ces travaux comme sous tension et en respecter
la procédure,
confier les travaux à un personnel habilité disposant
de l'outillage et de l'équipement de protection individuelle
nécessaires. |
Vérification
des installations
La vérification est une opération destinée à contrôler la conformité
d'un ouvrage électrique aux dispositions réglementaires et normatives
en vigueur.
Elle doit avoir lieu :
|
au moment de la mise en service,
périodiquement,
sur mise en demeure par l'inspection du travail. |
La tenue d'un registre de vérification des installations électriques
permet de contrôler si toutes les vérifications prévues ont
été effectuées et par qui. Mesure
de grandeurs électriques
Le personnel devant mesurer une ou plusieurs grandeurs électriques
doit :
|
être habilité pour réaliser des mesures,
utiliser les équipements de protection individuelle adaptés,
ne pas porter d'objets métalliques,
utiliser des appareils de mesure adaptés aux tensions
qui peuvent être rencontrées,
choisir l'échelle de mesure la plus grande (sauf si la
valeur approximative est connue). |
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Habilitation
des intervenants
Pour intervenir sur une installation électrique, il est nécessaire
de posséder une habilitation délivrée par le chef d'établissement. Cette
habilitation est la reconnaissance d'une qualification. Elle légitime
la capacité d'une personne à effectuer des opérations en toute sécurité
et à connaître la conduite à tenir en cas d'accident. Il existe plusieurs
niveaux d'habilitation en fonction de :
|
la nature des opérations (dépannage, raccordement, essais, vérifications,
consignations, nettoyages),
la nature des opérations (d'ordre électrique ou non),
la tension des installations (basse tension, haute tension),
les conditions dans lesquelles sont réalisées ces opérations (hors tension, au voisinage ou sous tension). |
La nature d'une habilitation est symbolisée par lettres et un indice numérique (voir plus loin).
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Avant
d'être habilité le salarié doit avoir été formé
La formation à opérer en sécurité sur un ouvrage électrique vise uniquement
à apprendre et à faire comprendre aux salariés concernés les risques
encourus ainsi que les méthodes à acquérir pour les prévenir. Elle
n'a pas pour but d'enseigner l'électricité.
Pour les opérations hors tension ou à proximité de pièces nues sous
tension, un contenu type de formation est proposé par l'INRS (cf.
"L'habilitation en électricité. Démarche en vue de l'habilitation
du personnel" réf. ED 998).
Les formations théoriques doivent être suivies par des stages pratiques
puis par une évaluation. Le personnel devant exécuter
des travaux sous tension doit suivre, au préalable, une formation
spécifique dans l'un des centres agréés par le Comité des travaux
sous tension. Avant
d'être habilité le salarié doit avoir été déclaré apte
Pour habiliter une personne, le chef d’établissement doit tenir compte de l’avis du médecin du travail.
Sur le plan réglementaire, il n'existe pas de critères
d'aptitude médicale ni de contre-indication à la pratique d'un
métier soumis au risque électrique. |
|
L'aptitude est déterminée par le médecin
du travail |
Cependant, le médecin du travail doit être vigilant
sur les points suivants :
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Les problèmes dorsolombaires (TMS),
Les problèmes cardiovasculaires,
Les problèmes visuels, en particulier la vision des couleurs. |
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L'habilitation
d'un salarié prend la forme d'un titre
L'habilitation est symbolisée de manière conventionnelle par une ou
plusieurs lettres complétées par un indice numérique.
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La première lettre caractérise le domaine de tension concerné,
La deuxième lettre, si elle existe, précise la nature des opérations
que le titulaire peut effectuer,
Le chiffre précise la catégorie du titulaire. |
Système de classification des habilitations électriques |
1ère lettre :
domaine de tension |
Indice : personnel |
2ème lettre :
nature des opérations |
B : basse tension
H : haute tension |
0 : non électricien
1 : électricien
2 : chargé de travaux |
Néant : travaux hors tension
T : travaux sous tension
V : travaux au voisinage
C : consignation
R : intervention
N : nettoyage
sous tension |
NB : Cette classification est détaillée dans la publication UTE C18-510
Ces symboles sont précisés sur le titre d'habilitation dont le titulaire
doit disposer pendant ses heures de travail.
Les habilitations doivent être revues annuellement.
Selon la réglementation en vigueur, il est interdit de confier aux
mineurs des travaux intéressant des installations électriques dans
lesquels la tension dépasse 250 V en courant alternatif ou 600 V en
courant continu. Des dérogations peuvent cependant être accordées
à titre individuel par l'Inspection du travail après avis d'un médecin. |
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Glossaire
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Conducteur
Dans les matériaux conducteurs, comme les métaux, les électrons libres
circulent de façon aléatoire. Un matériau est considéré comme un bon
conducteur si sa résistance est faible. Le corps humain et la Terre
sont de mauvais conducteurs. L'eau conduit l'électricité si elle est
impure (ce qui est presque toujours le cas).
Par extension on nomme "conducteurs" les fils qui conduisent l'électricité
dans un circuit.
Consignation
Ensemble des dispositions permettant de mettre et de maintenir en
sécurité un matériel ou une installation de façon qu'un changement
d'état (fermeture du circuit électrique) soit impossible sans l'intervention
de la personne habilitée ayant procédé à la consignation.
Courant
alternatif
Avec un générateur de courant alternatif (comme la distribution EDF),
le courant change de sens périodiquement en fonction de la fréquence.
En France, la fréquence est de 50 Hz, c'est à dire que le courant
change de sens 100 fois chaque seconde.
Courant
continu
Avec un générateur de courant continu (pile, batterie, dynamo), le
courant circule toujours de la borne positive vers la borne négative.
Domaines
de tension
Les principaux domaines de tension sont la haute tension et la basse
tension. Ce sont des valeurs de tension qui définissent leurs limites,
mais ces limites sont variables selon la nature du courant et les
conditions environnementales.
En courant alternatif et à l'intérieur des locaux les domaines de
tension sont :
| |
Haute tension : U > 1 000 V
Basse tension : 50 < U <= 1 000 V
Très basse tension (TBT) : U <= 50 V |
Électrisation
Manifestations physiopathologiques dues au passage du courant électrique
à travers le corps humain.
Électrocution
Mort consécutive au passage du courant électrique à travers
le corps humain.
Isolant
Au contraire des matériaux conducteurs, les isolants électriques ne
possèdent pas d'électrons libres. L'air, les matières plastiques,
le caoutchouc et le verre sont des isolants.
Cependant, dans certaines conditions, les isolants peuvent devenir
de mauvais conducteurs. C'est le cas si l'isolant renferme trop d'impuretés,
s'il est soumis à une température élevée, s'il est mouillé...
Masse
Partie conductrice d'un matériel électrique susceptible d'être
touchée directement ou indirectement par un personne et qui n'est
normalement pas sous tension mais peut le devenir en cas de défaut
d'isolement.
Prise
de terre
Conducteur enterré assurant une liaison électrique avec la
terre. Les masses des machines fixes doivent être reliées à la terre
par une telle prise.
Résistance
Tous les corps opposent une résistance au passage du courant électrique.
Les bons conducteur peuvent cependant avoir une résistance négligeable
(exemple : les fils électriques). La résistance s'exprime en ohm.
|
| Pour
en savoir plus en quelques clics... |
Documentation INRS
Consultez l’ensemble des documents INRS ayant trait au risque électrique
POYARD J.L. « Moins d’accidents mais toujours du danger ». Travail et sécurité n° 663 , juin 2006, pp. 36-39 (fichier pdf)
"Batteries... chargez !". (BD), ED 717, 2000, dépliant (fichier pdf)
POYARD
JL, "Nouvelles modalités de vérification des installations électriques", Travail et sécurité n°
614, janvier 2002, pp.8-9 (fichier pdf)
"Soyez
branché risques électrique". (BD), Prévenir les risques du métier,
n° 152, 2e trimestre 1997, pp.3-6 (fichier pdf
- 549 ko)
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Autres références bibliographiques |
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Outils pédagogiques INRS
PLAWNER M. et al. "Le risque électrique. Enseigner la prévention
des risques professionnels". ED 1501, 1994
"Habilitation électrique. Enseigner la prévention des risques professionnels".
ED 1522, 1995
Autres références
en français
AUBER R., ATLANI C. "Prévention des accidents électriques". Les
Techniques de l'ingénieur, Génie électrique D 5100 et D 5101,
1996, 39 p.
BUCHIN T. "La nouvelle philosophie des chocs électriques". Journal
de l'équipement électrique et électronique (J3E), n° 701, mars
2001, pp. 18-21
CHOQUET R., GILET J.-C. "Vade-mecum de la sécurité électrique.
Techniques de prévention". Éditions RGS, Société
alpine de publications, 1991, 354 p.
DUGRILLON D. "Opérer en sécurité sur un ouvrage électrique".
Fascicules de documentation n° 0 à 7, Prévention des risques
professionnels, CRAM du Centre
FOLLIOT D. "Les accidents dus à l'électricité".
Encyclopédie médico-chirurgicale, Intoxications, pathologies du
travail, maladies par agents physiques, Éditions techniques,
1991
GUILLON F., FOLLIOT D. et al. "Dossier : Risque électrique".
PROPHYL Santé n° 18, juin 2000, pp. 6-35
LAURENT M. "Peu d'accidents liés à l'électricité". Journal de
l'équipement électrique et électronique (J3E), n°701, mai 2000,
pp. 40-41
PICART P. "Prévenir les risques d'accidents électriques". dossier
de Chantiers BTP n°33, septembre 2001, pp. 51-58
"De l'électrisation à l'électrocution". Collection Actualités EHS,
Les Éditions d'ergonomie, 1989
"Effets du courant passant par le corps humain". Rapport de la Commission
électrotechnique internationale, 2e édition, Publication CEI 479-1,
1984
"Recueil d'instructions générales de sécurité d'ordre électrique",
Publication Union technique de l'électricité UTE C 18-510, juillet 1992
"Valider la sécurité des installations", Journal de l'équipement
électrique et électronique (J3E), n° 706, décembre 2000, pp.52-54
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